L'Eau Sale
30juil/100

J’attends

Je ne sais pas quoi raconter.

J'attends.

Je lis, pas mal. O'Neil, SaFranko, Fante... J'aime surtout SaFranko.

Je lis Freesia et Mystery Play.

Je prends des notes et mon mal en patience.

J'attends.

On a toujours l'air stupide, quand on attend.

21juil/100

And I think it's gonna be a long long time
Till touch down brings me round again to find
I'm not the man they think I am at home
Oh no no no I'm a rocket man
Rocket man burning out his fuse up here alone

19juil/100

Eternels retours

Et me voilà, chez moi.

A ma place.
Dans l'ennui. Dans l'absurde.
Touché par.

Ces éternels retours auxquels on n'échappe jamais.
Les grandes étendues bleues qui ont accompagné mon périple.
Giraudeau.
La chaleur.
La fin du monde.
Les travaux dans la rue.
Les gens qui ne devraient pas être autorisés à respirer.

Une semaine.

Une semaine pour faire défiler les villes sur les rétines.
Une semaine loin de tout.
Loin des lions.

Mais je suis là, encore. Toujours, diront certains.
Je suis là et j'attends.

Un message, un signe. Quelque chose d'inattendu.
Le monde reste silencieux. Il retient son souffle, super fort en apnée.

Je ne sais pas si je dois prendre l'initiative, aller au devant des choses. Ce n'est pas dans mon caractère de quémander/réclamer/négocier/demander.

Alors j'attends, un peu engourdi, un peu en souffrance.
J'attends, tout simplement.

14juil/100

Gone / Eight

La ville est éteinte. Morte. Rues et quais déserts.

Fête nationale ou torpeur d'été ? Je suis surpris par le nombre de librairies qui s'éparpillent ici ou là. Il y a donc encore des gens qui savent lire ?
A Marseille, il n'y en a aucune que je connaisse. Faut-il s'en surprendre.

Le coeur de ville, totalement piétonnier, me laisse croire que je pourrais vivre heureux ici. Simple illusion, peut-être.

C'est de quel côté, l'amer ?

13juil/100

Gone / Seven

La ville est telle que dans mon souvenir, un mélange de vide et de plein, un mouvement incessant dans lequel on trouve des zones d'inertie.

Un ami me sert d'escorte, me protège de tout ce qui pourrait m'atteindre. La période est charnière, critique, je commence à compter les jours et les heures.

Quand la pression devient trop forte, je repars sans me retourner. Inutile de s'acharner à chercher trop longtemps à la même place ce que je ne saurai trouver.