Alors, vient le moment où tout s’apaise…
Et maintenant...
Tout est silence.
(...)
Je me sens bien. Apaisé. Comme un océan qui se calme après une tempête.
J'ai terminé cette seconde version de l'Eau sale hier. La vraie. Celle qui a enfin un sens. Un second premier jet, si l'on veut. Mais un vrai.
Alors les fièvres sont parties. Alors je me sens serein.
Le travail n'est pas fini, loin de là. De nouvelles corrections m'attendent. Ainsi que le regard des autres. Et le mien à nouveau. Et puis ensuite, il y aura l'extérieur.
Pour rentrer un peu plus dans le détail, je vais attaquer d'emblée une première lecture du roman, afin de corriger certains éléments qui sont devenus incohérents au fur et à mesure que je modifiais l'histoire.
Le plus gros travail, comme je le disais précédemment, va consister à donner à chaque narrateur un phrasé et une identité verbale qui leur seront propres. L'objectif étant de savoir en permanence qui est en train de parler sans que j'aie jamais besoin de le préciser.
Ce sont les deux points les plus urgents et les plus immédiats pour moi, et qui vont m'occuper pendant la période à venir. Une fois cette étape franchie, je serai enfin en mesure d'envoyer ce premier jet à ceux qui en voudront bien.
En terme de date, difficile de se prononcer. Je serais tenté de dire entre 15 jours et 1 mois. Peut-être plus, peut-être moins. Une chose est sûre, je vais ralentir la cadence un petit peu, ne serait-ce que pour me retaper physiquement, faire un petit peu gaffe à moi, ce genre de choses... Il y a tous ces gens qui m'ont écrit et à qui je n'ai pas répondu, tous ces rendez-vous que j'ai reportés sin die...
Et puis...
J'y vais prudemment dans la mesure où j'arrive dans une phase qui est plus "tranquille" mais qui est moralement plus déprimante : celle de la relecture. C'est le moment ou toute votre propre médiocrité vous saute aux yeux, et où on sort le stylo rouge avec rage en disant "mais je pensais à quoi en écrivant ça ??"
Rude, je vous assure.
Mais on verra bien. Là je me sens zen. Pas forcément "bien", mais au moins "zen".
Et les choses avancent.