L'Eau Sale
30mar/100

Tomorrow…

Peut-être ?

29mar/100

Looking for Gordon

Je n'écris pas. Je relis 6 fois la même ligne. Torpeur, encore et toujours. Avec un sourire en coin je regarde Gordon Ramsay secouer les cloches d'un cuistot apeuré.

Je suis jaloux, j'aimerais que ça m'arrive à moi, que Bret débarque, défonce la porte, qu'il m'enferme quelque part et me fasse chier une semaine durant jusqu'à ce que le roman soit fini.

Je n'écris pas. C'est terrible à dire, car c'est tout ce que je sais faire. Tout ce que je suis, sans doute.

Et je n'écris pas.

Et j'imagine Gordon qui me prend la tête, qui fout ma console en l'air, qui me hurle de remuer mon putain de cul et ça me fait rire et ça me fait envie...

L'eau sale est quasiment finie... Elle pourrait presque être envoyée en l'état. On me parle de salon du livre, on me parle de  cette période  où les écrivains disparaissent et ne vivent plus jamais de leur plume.

Mais je ne fais plus rien.

24mar/100

De guerre lasse…

Le silence appuyé de ces dernières journées est difficile a interpréter, même pour moi.  Je ne saurais pas trop décrire ce que je vis en ce moment, c'est à la fois inerte et complexe. Je me complais un peu dans l'inaction et dans l'absence d'élan. J'enquille les journées sans m'en rendre compte, en engouffrant toute nourriture qui me passe sous la main (84 kilos !) et en me disant que je suis pathétique.

Je n'ai toujours pas envoyé l'Eau sale.

Je suis reparti pour un nouveau tour de corrections. Relecture attentive des premiers chapitres, insatisfaction ici, satisfaction là-bas. Quelques phrases réajustées, quelques répétitions éparpillées...

N'ayez pas en tête l'image du mec obsédé par la perfection de son truc. Je ne cherche pas la perfection, je n'en ai même pas l'idéal. je veux juste qu'un éditeur évite de me faire des critiques de style là où j'en ferais moi même. Le plan ne bougera pas, mais les circonvolutions de Julia m'agacent parfois. Donc, je peaufine.

Je prévois désormais un envoi pour la semaine prochaine, même si la tenue du salon du livre ne va pas m'aider, je le sais. Je bosse un peu, mollement, j'allume ma console, je regarde dehors, je prends grand soin de marcher dans tous les pièges à loups que je trouve.

Je ne sais pas si je dois attendre mon agent ou pas. Un déclic. Quelque chose.

J'ai envie de travailler et je peine à m'en donner les moyens.
J'ai envie de vivre et je peine à m'en convaincre.

La nétéconomie me bouffe mon temps de cerveau disponible.

17mar/100

Normalement…

Normalement, à cette heure, j'aurais dû être en train d'imprimer l'Eau sale pour un envoi, en fin de semaine.

Mais je n'imprime rien et je reste là, inerte.

J'ai relu une petite partie du roman et je trouve que la seconde partie est encore pleine de - petites - failles.
Pas de gros changements, hein... Juste quelques phrases qui s'enchaînent mal.

On me dit "envoie, ça ne sera jamais parfait".

Mais comment assumer une lettre de refus pour un texte que je refuserais peut-être moi même, en l'état.
Ne rien laisser au hasard, comme on dit.

J'ai envie que ce roman paraisse chez un gros éditeur et qu'il défraie la chronique. Donc de frapper fort et de chasser tout amateurisme de mes virgules.

Mais j'assume mal. Le spleen s'abat sur mes épaules et ruisselle.
Beaucoup de poids, en ce moment. La nétéconomie suffocante, l'absurdité des ordres et des contrordres.

L'envie de rien, surtout.

14mar/100

L’eau sale @ home : by Alto Cello

alto cell'eau sale

L'eau sale by Alto Cello

J'espère que chacun ici présent entendra très vite parler d'Alto Cello, qui peut se vanter de cumuler les fonctions d'écrivain et d'ami... Il a trouvé quelques heures loin de son propre manuscrit pour aller se noyer dans l'eau sale... et la foutre en bordel. Merci pour cette très belle photo, typique du vomissement de l'eau sale, et à très vite sur les rayons des libraires !!

(bon, évite de me piquer MES lecteurs, quand même, hein...)