L'Eau Sale
1mar/100

L’eau sale / Redemption : Jour 1

Mea culpa very much, j'avais promis des news et j'en ai pas donné. Pas cool de ma part, j'avoue.D'autant plus qu'il se passe des choses.

Depuis un mois et demi que le roman a été diffusé ici ou là, j'ai reçu de nombreux avis. Certains d'entre eux ont été particulièrement déterminants et sont arrivés en fin de semaine dernière.

Le premier m'a indiqué que mon agent infiltré dans le monde de l'édition avait beaucoup aimé le roman et qu'elle était disposée à m'accompagner dans mes démarches de recherche d'éditeur. Pour moi c'est une réaction très importante car c'est un avis professionnel et qui répond à un critère qui me posait jusque là problème : l'eau sale est il publiable ?

Je n'ai jamais eu l'intention de gagner le Goncourt avec, car il est clair que le roman s'adresse à un public à la fois averti et volontaire. Tout le monde ne peut pas lire l'eau sale, de la même manière que tout le monde ne peut pas le comprendre.
Je reste dans mes influences, Easton Ellis / Selby / Williams et (assumons un peu) Despentes, et c'est à un public à la fois underground et endurant que j'adresse mes lignes. J'aimerais qu'on sorte du roman comme on sortirait d'un David Lynch, à la fois un peu écoeuré, épuisé, mais avec l'envie de replonger dès que possible.

Ce public là existe et certains lecteurs me l'ont clairement fait comprendre. Ils se sont sentis asphyxiés par le roman mais ils ont aimé cet abandon de soi. D'autres, pas du tout. On m'a beaucoup dit que le roman demandait "des efforts", comme s'il s'agissait d'une critique. Mais c'est moi quelque chose qui me fait plaisir, au contraire, même si j'ai bien conscience que cela l'exclut de bon nombre de maisons d'éditions. Le roman demande des efforts de la part du lecteur, c'est un fait. Est-ce un drame ? Est-ce qu'il ne vaut pas mieux se perdre une heure durant dans les méandres de Guernica plutôt que de se vautrer dans les errements de la Ferme des Célébrités ?

Okay, c'est facile.

Donc...

J'ai rouvert mon fichier qui datait du début d'année, j'ai créé une nouvelle session de travail. "Redemption". Et me voici parti pour une nouvelle période de corrections, sans doute très courte, avant l'envoi du roman aux éditeurs potentiels. J'espère avoir bouclé la chose avant la semaine prochaine.

Je suis en train de rassembler l'ensemble des remarques qui m'ont été faites, tant sur les coquilles que sur quelques incohérences (merci Nicolaï !) et je vais m'employer à produire une nouvelle version de l'eau sale, expurgée de ces quelques fautes mineures.

Je suis allé faire un petit tour chez Ikéa afin de me créer un environnement de travail un peu plus aéré. Voici précisément où je suis au moment où vous lirez ces lignes.

A Marseille il fait beau.

Je suis en train d 'écrire.

Tout va bien.

28-02-10_1410

About Olivier F. Thomas

L'auteur. A ce jour, plus célèbre pour sa mauvaise humeur et son spleen que pour ses écrits. Parisien pur et dur, délocalisé dans le sud pour cause de coup de foudre, il apprend patiemment le mal de vivre aux palmiers. L'eau sale, roman tordu en cours d'écriture, est son quatrième ouvrage.
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