L’eau sale ?
Ceci est le journal de bord d'un roman noir en cours d'écriture...
De l'intérieur, je vous invite à suivre les méandres de la création de ce roman, histoire sombre de suicide et de culpabilité.
Pour moi, ce blog est un journal nécessaire, qui m'aide à poser des jalons, à me prouver que j'avance malgré tout, quel que soit mon dégoût profond pour l'écriture.
Entre exhibitionnisme de masse (mais n'est-ce pas la fonction première de l'exercice ?) et petits soulagements d'archives, je raconte mes avancées, mes humeurs, mes doutes, mes échecs. Je vacille et je m'écroule, souvent. Pourtant le roman avance, quoi que j'en dise, quoi que j'y fasse. Il avance, malgré-moi.
Je déteste écrire. Mais je ne sais pas comment m'en empêcher.
Pour vous, c'est un regard porté en biais sur les affres de la création possédée, quand on s'attelle à quelque chose que l'on hait, de façon compulsive et irrationnelle. Un roman thérapie, un texte où l'on se vide les couilles en même temps que le crâne. Le tout répandu sur des posters collants ne représentant nul autre que soi-même.
Pathétique, hein ?
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A l'origine, L'eau sale était une courte nouvelle de quelques pages. Un petit truc comme ça, sans aucun avenir. Juste une nana qui montait sur un toit pour revivre le suicide de son amant.
Je pensais l'affaire entendue...
Et puis, un jour, j'ai exhumé ce texte de nulle part.
Le petit texte est donc devenu – un peu – plus gros, et est actuellement en cours de correction. Il a changé de statut, nouvelle devenue roman. Et après un premier jet mis sur papier fin septembre, le temps est venu de donner à cette Eau Sale une force et une finition qu'elle n'a pas encore...
Certains le savent, la correction, c’est ce que je déteste le plus au monde… D’où l’idée de ce petit blog pour vous faire partager mes éventuelles avancées.
Voilà, il est temps pour moi de m’attaquer directement à cette Eau sale… On verra bien ce qu’il en ressortira.
Merci à ceux qui prendront le risque de patauger avec moi…
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Fallait-il en arriver-là, Thomas ? Le fallait-il vraiment ?
Cette nuit-là tu es rentré seul alors que je rentrais sale. Tu ne m’as pas attendue.
Tu as choisi le toit. Le vide. Un pas en avant.
A présent je dois porter ce poids. Affronter. Honte, culpabilité, manque.
Et me voici à ta place, sur le rebord du vide, à contempler le monde tel que tu l’as vu dans tes derniers instants.
A mon tour de choisir. Le vide ? L’élan ?
Pourquoi fallait-il que tu lui ressembles autant, Thomas ?”
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