L’eau sale / Redemption : Jour 6
J'ai relu et modifié des passages dans le désordre. Je tente de privilégier un peu l'action sur la réflexion. Plutôt que de dire ce que Julia a en tête, j'essaie ici ou là de le faire deviner au moyen d'une action beaucoup plus neutre dans la description. C'est une manière de marteler un peu moins les choses, de les rendre peut-être plus intuitives.
J'évite cela dit de trop retoucher au truc. Je prends des passages, un peu au hasard, que je lis et que je rature. Mais je ne reporte pas nécessairement l'ensemble de mes corrections.
Je crois que j'en arrive à un point délicat de ma vie, et cela impacte sur mon écriture, sans assurance et se désirant plus légère, plus floue. Mais je ne sais pas si je dois utiliser cette légèreté nouvelle pour l'eau sale ou pour autre chose.
Je pourrais sans doute donner à ce roman un éclairage plus profond mais moins acharné. Mais je ne sais pas si c'est souhaitable.
Je crois que l'eau sale est prête à aller voir les éditeurs.
Mais moi ?
J'ai envie de me confier, de faire part de ma détresse. Simple spleen ou plaies plus profondes, je ne sais. Plus je me soigne, plus je me demande s'il reste des choses à soigner.
A suivre, sans doute.

L’eau sale / Redemption : Jour 4
Pas mal avancé.
Mais j'ai des regrets : en une nuit de taff j'abats plus de travail qu'en 3 jours. La nuit crée véritablement un environnement particulier pour travailler, à la fois rassurant et effrayant. J'aimerais tant travailler de nuit... M'isoler et avancer à un rythme plus soutenu.
Pour l'eau sale, je reprends les passages, un peu au gré de l'humeur. J'allège un peu le trait, j'essaie d'être un peu plus dans la subtilité, ici ou là. Ca tient le plus souvent à quelques détails, quelques adjectifs en moins, quelques descriptions physiques qui viennent en lieu et place de pensées affichées.
Julia erre sur les routes.
Je la suis à la trace.
J'essaie, en tout cas.